L’obésité est-elle liée à l’endroit où vous vivez ?

Des dernières recherches ont montré que le type de quartier dans lequel vous vivez présuppose votre probabilité d’être obèse. Et c’est un peu plus compliqué que certains pourraient le croire.

Obésité et risque de maladies

L’obésité étant associée à diverses maladies, telles que le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, l’arthrite et certains cancers, il est donc important de trouver des moyens d’empêcher les personnes de devenir obèses pour leur santé et leur budget. Grâce au progrès technique, plusieurs chirurgies esthétiques ont permis aux personnes obèses de se débarrasser du surpoids d’une façon radicale comme la sleeve gastrectomie.

Selon les dernières statistiques, 39% des adultes dans le monde sont en surpoids dont 13% sont obèses, mais les niveaux d’obésité varient d’une région à l’autre. Nous voulions étudier les caractéristiques d’un environnement « obésogène » c’est-à-dire un environnement qui encourage la prise de poids, en particulier, les facteurs combinés d’un accès facile à la nourriture et de la disponibilité d’endroits pour faire du sport.

sleeve gasterctomie

Lien entre votre quartier et l’obésité

Lors d’une récente étude, les chercheurs ont divisé les zones résidentielles en 2 types en fonction du nombre de points de vente d’aliments et des possibilités d’activité physique.

Les études ont montré que les quartiers saturés, qui se caractérisent par une grande disponibilité de fast-foods et de supermarchés ainsi que par une grande disponibilité de salles de sport et de parcs, ont été associés à un risque d’obésité réduit de 14%.

Alors que les quartiers à disponibilité modérée qui sont caractérisés par un nombre modéré de points de vente d’aliments et de lieux d’exercice physiques étaient associés à un risque d’obésité plus élevé de 18%.

Comment le lieu de résidence peut réduire l’obésité ?

Le faible risque d’obésité peut être expliqué par la densité de population. Les quartiers saturés étaient principalement urbains et densément peuplés. Une étude antérieure a montré que les zones urbaines densément peuplées sont associées à un risque moins élevé d’obésité et que les zones moyennement peuplées sont associées à un risque plus élevé d’obésité.

Les personnes qui vivent dans les banlieues moyennement peuplées risquent davantage de monter dans leur voiture et de se rendre chez des amis, au travail ou aux magasins. Mais, au cœur de la ville, tout est beaucoup plus accessible à pied. Cette augmentation de la marche peut expliquer en partie les taux d’obésité plus faibles dans les zones densément peuplées.

Certains facteurs peuvent expliquer le lien entre la disponibilité modérée des lieux pour faire des exercices physiques et les taux d’obésité plus élevés. Vivre près d’un parc peut offrir plus de possibilité de faire du jogging ou de promener un chien, mais si les personnes se sentent en danger dans ces espaces, elles peuvent les éviter.