5 mythes sur la chirurgie esthétique

Beaucoup de mythes et de fausses croyances entourent ce monde glamour et si starisé de la chirurgie plastique. En tant que observateur et expert de cette spécialité, je voudrais les démonter un à un et laisser éclater la vérité. 

La chirurgie plastique et la chirurgie esthétique sont une seule et même spécialité : FAUX !

La chirurgie plastique est une série de techniques chirurgicales qui cherchent à récupérer l’aspect normal d’une caractéristique ou d’une zone externe du patient, de corriger des anomalies congénitales dans toute partie visible du corps et du visage.

La chirurgie plastique vise également à la réparation des dommages secondaires subies lors d’autres interventions chirurgicales ou suite à des maladies ou des accidents, de sorte que les structures endommagées retrouvent leur aspect originel.

La chirurgie esthétique, quant à elle, va plus loin car son but est d’améliorer l’aspect esthétique, de remodeler et d’ajuster l’anatomie pour la rendre plus attrayante visuellement. Contrairement à la chirurgie reconstructive, la chirurgie esthétique n’est pas considérée comme médicalement nécessaire. L’augmentation mammaire, lifting des seins, liposuccion, abdominoplastie et lifting sont des exemples populaires de procédures de chirurgie esthétique.

En réalité, il existe souvent un chevauchement important entre la chirurgie esthétique et la chirurgie plastique reconstructive, puisqu’ils partagent plusieurs principes chirurgicaux sous-jacents.

Les résultats de la chirurgie plastique sont permanents :  FAUX !

Aucune chirurgie ne peut maintenir vos résultats pour toujours. Malgré des soins de la peau appropriés, des techniques mini-invasives et une vie saine (bonne nutrition, exercice quotidien, arrêt du tabac …), les résultats d’une chirurgie esthétique finissent toujours par être altérés en raison du temps qui passe et du processus de vieillissement naturel.

Seules les femmes sont éligibles à des interventions de chirurgie esthétique :  FAUX !

Il fut un temps ou la chirurgie esthétique était réellement réservée aux femmes à l’image des produits cosmétiques ! En outre, l’intérêt pour la chirurgie plastique a augmenté chez les patients masculins et se situe aujourd’hui entre 12 et 15% des interventions totales, selon les données des dernières études réalisées sur la chirurgie plastique, reconstructive et esthétique. Les chirurgies faciales sont les plus demandées : blépharoplastie, rhinoplastie, otoplastie et gynécoplastie.

 

Seules les célébrités peuvent bénéficier de la chirurgie esthétique : FAUX !

Le secteur de la chirurgie est l’un des plus performants au monde avec des indices de croissance en constante progression. Si le secteur de la chirurgie plastique et esthétique ne reposait que sur les stars, il ne serait pas aussi dynamique malgré une conjoncture économique en berne.

En France, plus d’un million de personnes ont déjà eu recours à la chirurgie esthétique. Le secteur prétend tabler sur 9% de croissance par an jusqu’en 2020.

La plupart des patients ont un pouvoir d’achat normal et sont, dans l’écrasante majorité des cas, de simples anonymes voulant plus de confiance en améliorant leur apparence.

La chirurgie plastique n’est que vanité et luxure :  FAUX !

Tous les traitements ne sont pas forcément motivés par un but purement esthétique, comme cela peut paraître à prime abord quand on fait un lifting ou une augmentation mammaire. Notre aspect physique a un impact important sur notre mental et notre moral. Quel mal il y a-t-il à vouloir retrouver la fraicheur et l’aspect de notre jeunesse gâché par les années ou les grossesses ou les maladies, les accidents, etc ?

La chirurgie plastique permet également de corriger les anomalies faciales congénitales ou de reconstruire un sein après une mastectomie. Aujourd’hui le prix d’une rhinoplastie tunisie est devenu si accessible que des étudiants en France peuvent se permettre d’opter pour cette intervention sans se ruiner. Quand un patient décide d’effectuer une chirurgie pour des raisons esthétiques, c’est souvent pour corriger des zones qui ne pourraient jamais être améliorées avec un régime, de l’exercice physique ou des procédures non chirurgicales.